LE POSITIONNEMENT LC4C

J’ai souvent souri et plaisanté avec des managers et des chefs d’entreprise qui jugeaient peu opportun (pour ne pas dire innoportun) l’hygiène relationnelle dans leur organisation. J’ai ainsi pu constater comment les habitudes sont difficiles à déloger, même avec des chiffres à l’appui. Je veux dire que malgré l’augmentation des arrêts de travail, des burn out et des conflits interpersonnels au travail (donc de leurs conséquences financières, organisationnelles…), il n’est pas acquis d’avoir un médiateur ou un facilitateur des relations dans son équipe de direction. Et pourtant, avoir une assistance à la relation est pour moi aussi important, voir même plus que l’assistance technique, logistique, etc…

 

Pourquoi avoir un spécialiste de la relation dans son équipe?

parce que le cœur de nos organisations, de nos entreprises ou de nos unités économiques est l’humain et la relation entre ses humains. En fait, le centre stratégique du succès d’un organisme économique (comme d’une nation) est LA relation, la relation humaine, la relation entre les différentes postes et la relation entre les diverses parties de l’entreprise.

Parce que nous allons au travail avec tout ce que nous sommes, nos émotions, nos désirs, nos «affects psychiques», nos croyances plus ou moins conscientes, nos talents et nos axes de progression et que tout cela génère nos comportements et impactent nécessairement notre environnement (critique, attitude de soumission ou de rébellion, violence verbale, baisse de la motivation…).

Parce que croire que nous laissons nos souffrances, nos rancœurs, nos non-dits à la maison lorsque nous repartons au travail est un leurre. Ils agissent sur nous bien malgré nous et entachent notre relation au travail, à l’autre et à nous-mêmes, le plus souvent, à notre insu.

Aussi, faire entrer la psychologie humaine et les connaissances relationnelles dans l’entreprise devient, à mon avis, un impondérable. L’hygiène relationnelle est une force pour nos entreprises et nous pouvons l’obtenir par l’apprentissage et l’entraînement, par le développement de nouvelles compétences, l’écoute et la conscience de soi, la connaissance de certains principes psychologiques et systémiques, la communication consciente et l’intelligence émotionnelle.

Les compétences relationnelles et la communication consciente 

sont les valeurs sures du 21ème siècle…

et celles nécessaires à tous leaders, chefs d’entreprise et autres animateurs.

 

Quels objectifs ?

Une seule photo suffit:

 

Une seule phrase pour l’accompagner: prévenir les risques psycho-sociaux au sein de son entreprise et optimiser sa productivité. 

« Le plus grand danger dans notre époque troublée, ce n’est pas le trouble

mais de continuer à agir selon la logique d’avant » 

Peter Drucker, extrait du livre « reinventing organisations ».

 

Notre métier est donc d’instaurer dans votre entreprise des relations saines, de confiance et de bien-être.

Comment ?

Avant tout, faire le deuil du paradigme pyramidal, de l’approche EGOtique.

Je l’appelle aussi la pyramide de la peur ou le TIC de l’égo car ce système repose sur les jeux de pouvoir et sur la peur de l’autre, le contrôle. Il a servi durant des années pour créer notre société libérale et interventionniste mais a atteint ses limites. Il devient obsolète aujourd’hui et touche à sa fin mais cela va certainement encore prendre quelques années.

 Ensuite, instaurer le cercle vertueux, l’attitude ECOlogique.

 je le nomme aussi le cercle de la confiance ou la logique ECO. Ce système en émergence repose sur la conscience de l’interdépendance,  sur la confiance en soi et en l’autre, sur la responsabilité individuelle. Il devient le modèle à suivre aujourd’hui et demande un effort d’adaptation, un processus d’évolution ou de changement (c’est notre job ça, vous aider dans ce process évolutif) pour créer ce nouveau management, plus libre et collaboratif, plus participatif et co-créatif.

Je l’appelle le leadership co-créateur.

Avant tout, c’est un état d’être qui invite à l’écoute, au respect de la différence, à l’humilité et à la responsabilité de ses mots comme de ses comportements.

Ensuite, c’est une attitude, une posture dans son management, un état d’esprit qui favorise l’autonomie, la bienveillance et la responsabilité par l’application de plusieurs principes.

Enfin, c’est une manière d’être en relation, c’est communiquer sans outils de communication mais connecté à toutes ses intelligences, à l’écoute de toutes ses sensations, corporelles, émotionnelles, rationnelles, irrationnelles et créatives.

Les 4 principes fondamentaux de ce leadership.

La Directivité du cadre, c’est-à-dire un contenant (règles, protocoles, processus, limites) clair, précis, explicité et compris de tous, pour tous.

La Non directivité en lien avec le vécu, c’est-à-dire que l’expression saine des émotions est la bienvenue et même encouragée, dans la mesure du possible de chacun. Un espace d’expression spécifique est offert si besoin.

La responsabilité de ses mots et de ses actes. Chacun est maître de ses paroles comme de ses actions et en assument pleinement les conséquences. La réparation des dégâts commis leur incombe.

La capacité à se remettre en question et à aller chercher de l’aide si nécessaire pour continuer à apprendre et grandir en conscience, en compétence et en bienveillance.